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DÉTROIT – LA CIGALE (Barclay – 2014)

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di Mariangela Macocco

Ho lungamente atteso il passaggio dei Détroit, i primi di giugno, a Parigi, tappa importante di una tournée partita da Clermont Ferrand in aprile. Avevo, allo stesso modo, lungamente atteso il loro album e ho quindi un preciso ricordo del primo ascolto, lo scorso autunno, il ricordo di una lunga emozione. Non so quindi quanto queste mie impressioni saranno una fredda e imparziale recensione o quanto invece suoneranno come un racconto personale.
Il doppio CD e DVD Détroit- La Cigale, in vendita ufficialmente dallo scorso 3 novembre, è la cronaca di quella prima settimana di giugno a Parigi, il tentativo di raccontare, a chi non c’era, l’atmosfera di quei giorni.
Registrato la sera del 5 giugno e affidato alla mani di Yann Orhan, fotografo e regista, che aveva già firmato la regia dei videoclip Horizons, Le Creux De Ta Main e Ma Muse, il risultato è uno strano mélange di colori caldi e freddi, di luci e ombre, lontano dalla calda nitidezza delle immagini del famoso live dei Noir Désir del 2002, all’Agora di Evry. I Détroit non sono più i Noir Désir senza che però questo risulti essere un limite o una mancanza.
Il concerto mescola brani dei Détroit e brani dei Noir Désir in una serie emozionante e calibrata: Horizons (in cui musica e poesia sublimano il ricordo dei giorni difficili, quelli scanditi dal neon delle luci del carcere) e Ma Muse (uno dei pezzi più ispirati e poetici dell’album, con il suo bellissimo refrain “…les braises incandescentes sont encore sous la cendre froide autrement dit soit toujours…au rendez-vous”) aprono la strada a una serie di cover dei pezzi storici, riletti e reinterpretati da un Bertrand Cantat, che, con i nuovi compagni di strada (Pascal Humbert, Bruno Green, Guillaume Perron e Nicolas Boyer), forte di una magica coesione sviluppatasi in mesi di stretta collaborazione, ha trovato una nuova maturità, una diversa libertà espressiva e una nuova dimensione artistica.
Perché in realtà si tratta proprio di questo: per chi – ed eravamo la maggioranza- aspettava il ritorno di Bertrand Cantat su un palco (se si escludono le sporadiche collaborazioni con altri artisti e le esibizioni in teatro, in occasione della magnifica trilogia dedicata a Sofocle con Wajdi Mouawad, in cui Cantat è stato impegnato nei cori, esibizioni che meriterebbero a loro volta di essere riviste e commentate con attenzione), il filo, nonostante gli anni di silenzio, non si era mai interrotto. E, concerto dopo concerto, questo è apparso in modo sempre più chiaro ed evidente, con una forza che nessuno forse pensava sarebbe stata di questa portata.
Ed ecco dunque le versioni 2014 di A Ton Étoile, Lazy e Le Fleuve, in cui risuona la folgorante vena poetica di Cantat, in un testo che non finisce mai di incantarmi (“…comme elle est belle la ville et ses lumières seulement pour les fous, celui qui veut, il la découpe en tableaux”… quante volte me le sono ripetuta, senza volerlo, queste parole, come fossero le mie, da quando le ho ascoltate la prima volta?). E poi ancora i nuovi pezzi dei Détroit, poetici, pieni di luci e ombre, personali, necessari e catartici, non meno dei cori di Sofocle, perché potesse esserci questa nuova fase artistica ed esistenziale.
Ange De Désolation, Null & Void, Droit Dans Le Soleil, Glimmer In Your Eyes e Sa Majesté, un pezzo ipnotico e intrigante, in realtà una violenta invettiva verso lo strapotere dei media, che in versione live ha una potenza accresciuta anche da un gioco di luci e di immagini che scorrono alle spalle della band durante l’esibizione, si susseguono fino all’arrivo di un nuovo gruppo di pezzi storici dei Noir Désir, fra cui Un Jour En France, purtroppo aggiornata con i recenti dati di cronaca che vedono un Front National al 25% e Tostaky, che fa esplodere ogni volta la sala, oramai caldissima, e che nessuno vorrebbe finisse mai.
E poi ecco il gran finale con Le Vent Nous Portera e Comme Elle Vient, cantate all’unisono da tutti, senza eccezione alcuna e che – e nel DVD compaiono le immagini – il gruppo regalerà poi ancora a un pubblico felice e sorpreso all’uscita della Cigale, in strada, in una notte, quel 5 giugno, che non si poteva chiudere così, come fosse stato un normale concerto.
Ora la tournée sta concludendosi nel crescendo “degli Zénith”, che si riempiono uno ad uno, sera dopo sera. E tutti aspettiamo il ritorno a Parigi, dopo le tre date di ottobre all’Olympia, che hanno visto un gruppo ancora più coeso e un Bertrand Cantat sempre più padrone del palco.
Il doppio CD e il DVD sono un regalo del gruppo al suo pubblico, un regalo reso possibile da un mutuo scambio che ha avuto luogo senza mediazioni, in un modo insolito nel mondo della musica nel 2014. Ma non è invece forse così che dovrebbe sempre succedere?

9/10

httpv://www.youtube.com/watch?v=LZHnEdK3mm4
Détroit – Le Vent Nous Portera

 

J’ai longuement attendu le passage de Détroit à Paris, au début du mois de juin, étape très importante d’un tour qui avait débuté à Clermont-Ferrand en avril dernier.
J’avais attendu leur album dans le même état d’esprit à l’automne dernier: j’ai donc le souvenir d’une longue émotion. Pour cette raison, je ne sais pas si ces impressions que je suis en train d’écrire peuvent être lues comme un conte très personnel plutôt qu’un froid compte-rendu.
Le double CD et DVD Détroit- La Cigale, officiellement disponible à partir depuis le 3 novembre est la chronique de cette première semaine de juin à Paris, la tentative de faire part à ceux qui n’étaient pas là, l’atmosphère de ces jours-là.
Enregistré pendant le concert du 5 juin et confié aux mains de Yann Orhan, metteur en scène et photographe, qui avait déjà signé la mise en scène des vidéoclips Horizons, Le Creux de ta main et Ma muse, le DVD est un étrange mélange de couleurs chaudes et froides, de lumières et d’ombres, bien loin de la chaude netteté des images du très fameux live de Noir Désir en 2002, celui de l’Agora d’Evry. Mais Détroit n’est plus Noir Désir, sans que cette condition ne soit ni une limite ni un manque.
Le concert mélange des titres de Détroit et des titres de Noir Désir dans une série émouvante et bien calibrée: Horizons (morceau dans lequel musique et poésie subliment le souvenir des jours cadencés par la lumière des néons) et Ma muse (un des titres parmi les plus beaux et les plus inspirés de l’album, avec son magnifique refrain “…les braises incandescentes sont encore sous la cendre froide autrement dit soit toujours…au rendez-vous”) ouvrent la voie à une série de reprises des morceaux historiques, lus et interprétés à nouveau par un Bertrand Cantat qui, avec ses nouveaux camarades Pascal Humbert, Bruno Green, Guillaume Perron et Nicolas Boyer, a trouvé une nouvelle dimension artistique ainsi qu’une véritable liberté expressive grâce à une très belle complicité développée pendant ces mois en stricte collaboration.
On ne peut pas nier qu’il s’agissait exactement de cela : pour ceux qui attendaient le retour de Bertrand Cantat sur scène – et certainement nous étions en majorité – après les très rares collaboration avec d’autres artistes et les apparition en théâtre, en occasion de la merveilleuse trilogie dédiée à Sophocle avec Wajdi Mouawad, pendant laquelle Cantat a pris part aux chœurs, apparitions qui mériteraient à son tour d’être vues et analysées avec grande attention – le fil ne s’était jamais rompu. Et concert après concert, cela est apparu d’une manière de plus en plus évidente, avec une force que probablement personne n’imaginait de cette mesure.
Les voici donc les versions 2014 d’ A ton étoile, Lazy et Le fleuve, dans laquelle résonne la fulgurante veine poétique de Cantat, avec un texte qui ne cesse jamais de m’enchanter “…comme elle est belle la ville et ses lumières seulement pour les fous, celui qui veut, il la découpe en tableaux”… combien de fois me suis-je dit, sans même le vouloir ces mots, comme s’ils étaient les miens depuis que je les ai écoutés la première fois. Et en suite, les nouveaux morceaux de Dètroit, à la fois poétiques et personnels, pleins de lumières et d’ombres, morceaux nécessaires autant que cathartiques, de manière que cette nouvelle phase artistique et existentielle puisse avoir lieu, tout comme le chœurs de Sophocle.
Ange de désolation, Null & Void, Droit dans le soleil, Glimmer in your eyes et Sa majesté -morceau hypnotique et intrigant, en vérité une puissante invective contre le pouvoir des médias, titre qui, en version live prend une vigueur accrue par les jeux des lumières mélangées avec des images qui glissent sur le fond de la scène- s’alternent jusqu’au moment des titres historiques de Noir Déz, parmi les autres Un jour en France, malheureusement mis à jour avec les récentes données d’un Front National à 25% et Tostaky qui chaque soir enflamme la salle déjà très chaude et que personne ne voudrait voir terminer.
Arrive le moment du grand final avec Le vent nous portera et Comme elle vient, chantée par le public entier et dans le DVD on voit les images du groupe la donnant encore une fois en cadeau à un public surpris et heureux à la sortie de la Cigale, pour sceller cette nuit, celle du 5 juin, qu’il n’était pas possible de terminer comme s’il s’agissait d’un concert comme les autres.
La tournée de Détroit est maintenant en train de s’achever avec le crescendo des Zéniths, complets soir après soir. Et on attend le retour à Paris, après les trois dates d’octobre à l’Olympia, qui nous ont montré un groupe de plus en plus uni et un Bertrand Cantat maitre de la scène.
Le double CD et le DVD sont un cadeau du groupe à son public, un cadeau possible grâce à un échange mutuel survenu sans aucune médiation, d’une manière très inusuelle sur la scène musicale de 2014. Mais, au contraire ne devrait-il pas en être toujours ainsi?

9/10

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httpv://www.youtube.com/watch?v=uyhvk9bEcVs
Détroit – Tostaky

 

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